• Réunion du 21 novembre 2016

    Il y a une quinzaine de jours, le 21 novembre 2016, nous nous sommes retrouvés pour la deuxième rencontre du parcours "Tu es précieux aux yeux de Dieu".

    Le temps météo a permis de prendre la température de ce que nous avions vécu le mois écoulé, avec comme en octobre des icônes contrastées :

    Réunion du 21 novembre 2016

     

     Du soleil

      • pour l'énergie qui revient et le plaisir des activités réalisées (comme l'origami) ;
      • pour les peurs dépassées et le fait de réussir à se mettre dans une situation très en lien avec le passé en en sortant grandie ;
      • pour des temps d'échanges privilégiés avec des proches et de bonnes nouvelles des enfants ;
      • pour des moments vécus sur les projets pour lesquels nous sommes investis, notamment lorsque cela se fait au sein d'une équipe solidaire ;
      • parce que l'accompagnement par des professionnels n'est plus nécessaire et qu'on tient de nouveau debout ;
      • pour la gratitude de s'être programmée en mode optimiste.

     

    Des nuages, petits ou gros

      • parce que des engagements bénévoles pèsent et qu'il faut apprendre à se protéger, tout en les tenant jusqu'à pouvoir passer le relais ;
      • parce que les soucis financiers sont le lot, de manière plus ou moins prégnante, de chacune et chacun ;
      • parce que nous avons parfois des attentes (trop) importantes par rapport à certaines personnes et sommes donc surpris ou déçus de leurs réactions ;
      • parce que nous sommes parfois démunis face aux refus de nos enfants, quand bien même nous souhaitons plus que tout les aider ;
      • parce qu'il est difficile de voir ses enfants fragilisés, ou habités par des peurs sans pouvoir les rassurer, surtout si cela est activé par l'autre parent ; ou d'accepter que les indications de soins des professionnels soient contestées et donc non suivies (par l'enfant lui-même ou par l'autre parent) ;
      • parce que le temps manque pour tenir tous les engagements ;
      • parce que la fatigue pointe le bout de son nez avec les journées courtes ;
      • parce que les procédures s'éternisent.

    Nous sommes ensuite entrés dans le thème de la seconde rencontre :

    Réunion du 21 novembre 2016

     

    La lecture de la situation du thème nous a amené à y apporter des modifications :

    • la notion de responsable nous a paru plus pertinente que celle de pécheur qui induisait de la culpabilisation : Il est difficile de consentir à sa fragilité, mais y consentir, n'est-ce pas quelque fois aussi se reconnaître responsable ?
    • le lâcher-prise est une expression peut être plus contemporaine (voire à la mode de l'abandon) : Le lâcher prise est la réponse à la tendresse de Dieu.

    Comme j'ai tardé à réaliser le compte-rendu, je ne poserai ici que les mots clés dont j'ai pris note lors de notre riche rencontre., où nous avons relu comment Dieu nous a déjà invité et nous invite encore à aller de l'avant.

    Par quelles étapes mes fragilités m'ont-elles fait passer ?

    • une longue étape de larmes (deuil)
    • un épuisement par rapport à tout ce qui a été porté et assumé
    • une longue dépression, vallée de l'ombre et de la mort
    • une hospitalisation pour dépression réactionnelle

    Y a-t-il eu un moment particulier ou un événement qui m'a aidé à rebondir ?

    • pour beaucoup ce sont plus des habitudes du quotidien qui ont été un secours :
      • l'assurance de l'amour de Dieu envers et contre tout : "Je te fais confiance. Aie confiance en toi. Sois toi-même."
      • la force de l'écriture, pour consigner les émotions du jour, les bonheurs ... Pour certain cette voie n'est pas possible car les mots prennent le pouvoir la nuit, au risque d'insomnie
      • l'apport des activités physiques : le sport, la marche dans les bois
      • l'importance du quotidien et de devoir s'y tenir, pour ne pas lâcher pied
      • la contribution des fils rouges et des messages transmis qui éclairent et aident sur le chemin
    • mais pour trois d'entre nous au moins ce sont aussi clairement des événements qui ont servi de déclencheurs ou qui ont facilité l'envie de reprendre vie :
      •  pouvoir partir sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle l'année de la séparation puis vivre une session Bethasda
      • les paroles qui rejoignent, et qui jalonnent no chemins comme les cailloux blancs pour le petit Poucet, celles qui nous aident à vivre plus sereinement et à trouver notre place
      • les rencontres fortuites d'une cousine de cousin rayonnante d'optimisme et les partages avec mon accompagnatrice spirituelle et le prêtre lors des célébrations de réconciliation ont été beaucoup plus forts / porteurs que les autres accompagnements

     

    Quels messages Dieu me donne-t-il quand je relis la Parole de la naissance de Jésus et de la fuite en Égypte ou de la traversée du désert ?

    • Joseph et Marie comme les migrants d'aujourd'hui. Il n'y a pas de place pour eux ...
    • La joie d'abord pour les parias (les bergers) donc pour les humbles.
    • Fuir devant la mort, en écoutant les songes. Le bien co-existe avec le mal, s'y enracine (cf. mort des enfants de moins de 2 ans)
    • dans l'Exode, chacun ne recueille que ce qu'il peut manger (16,18)

    En quoi la fragilité pourrait-elle être un chemin pour rencontrer Dieu ?

    • l'épreuve rend plus sensible ; elle force à creuser en nous, gratter la boue et trouver la source d'Eau vive ;
    • la traversée de la fragilité permet de cultiver la gratitude et d'adopter une autre vue sur les choses : Tout luit de l'éclat de Dieu à qui sait regarder
    • Dieu est fragile. La fragilité appelle à l'humilité et donc à une meilleure écoute et ouverture
    • la fragilité rend humain

    Marie-Aude

    PS : Nous nous retrouvons le lundi 19 décembre prochain à 20h15 sur le thème de Noël, partager la joie de la fragilité.

    Comme lors de la séance de l'an passé sur la Miséricorde et le pardon, je propose que nous apportions à la crèche (que j'espère réussir à créer d'ici là) :

    • les fragilités que nous voulons confier au Pauvre de Bethléem (sur des silhouettes de personnages de 10 à 15 cm de haut)
    • une citation (biblique ou autre) qui nous met en vie (sur des coffres de roi mages)

    Nous pourrons aussi partager ce qui dans l'art nous parle de Noël et de la fragilité (une œuvre d'art, un chant ...).

    Je vous laisse d'ores et déjà ce texte de Jean Vanier :

    Jésus, ouvre mes bras

    Oui, Jésus, ouvre mes bras pour laisser paraître mon cœur nu, dépouillé, sans défense ...

    Pour que l'Esprit saint le transforme en un cœur de chair qui sait aimer et qui se laisse appeler vers ces noces éternelles ...

    Ouvre mes bras pour que j'accueille sans cesse et sans peur tes frères mes frères ...


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