• Nous nous sommes retrouvés lundi soir pour notre première rencontre de 2017.

    L'une de nous n'a pu, à regret, être des nôtres mais nous avons bien pensé à elle.

    La météo est hivernale, ponctuée de belles éclaircies et de coin de ciel bleu, mais aussi riche en brouillard qui transit et invite à prendre du temps pour soi.

    Réunion du 23 janvier 2017


    Du soleil parce qu'il est toujours là, au-dessus des nuages ; et parce que l'une d'entre nous a décidé coûte que coûte que sa météo resterait au beau fixe, en s'en donnant les moyens.

    Des éclaircies

    • lié à ce qui se vit avec nos tous proches :
      • parce qu'un suivi se met en place et qu'un premier rapprochement entre un fils et sa mère s'est produit ;
      • parce que des échéances judiciaires approchent, et que même s'il faut les traverser, elles devraient assainir la situation ;
    • lié à ce que la vie nous offre :
      • des séjours en région parisienne ou dans le sud à l'occasion des fêtes de fin d'année pour deux d'entre nous ;
      • une prochaine retraite dans l'esprit franciscain ;
      • la lecture et le tricot, qui permettent d'apprivoiser la solitude ;
      • l'arrivée d'un nouveau président dans une association, qui apporte avec elles des perspectives plus riches ;
      • le plan de communication qui se met progressivement en place autour d'un projet

    Des nuages, petits ou gros

    • des inquiétudes par rapport à des échéances prochaines, qu'elles soient judiciaires ou concernent la prise en charge d'un enfant appelé à être mis en présence de ces deux parents (ce qui jusqu'à présent c'est toujours mal passé) ;
    • la difficulté de ne pas partager l'esprit de Noël avec ses proches, et de se sentir en décalage ;
    • des proches, âgés, demandant une présence de plus en plus importante pour les aider au quotidien ou dont la santé décline (trop) vite ces derniers temps ;
    • des relations : communications encore compliquées avec les anciens conjoints, surtout quand ces derniers souhaitent rester au contact trop fortement ;
    • une perte de sens dans le contexte professionnel difficile à accompagner

    Nous sommes ensuite entrés dans le thème de cette troisième séance du parcours :

    Réunion du 23 janvier 2017

    Nous avons tous posé le constat en préparant la séance, que nous avions déjà abordé beaucoup de questions qui étaient de nouveau posées. Et qu'il fallait beaucoup nuancer en fonction du contexte les réponses (les fragilités, par exemple, peuvent alternativement nous renfermer et nous ouvrir).
     
    L'idée a donc été de se dire comment nous gérions la fragilité et ce que nous apportait l'éclairage chrétien.
     
    Pour la gestion de la fragilité, quelques idées fortes :
    • l'importance des balises, des personnes que l'on rencontre ou des écrits qui viennent nous nourrir
    L'une d'entre nous a ainsi partagé sa découverte d'un court texte de Véronique Margron dans le complément spirituel du magazine La Vie du 8 décembre 2016 où elle intervenait sur le thème de Penser la blessure.Elle y indiquait notamment 4 pistes pour consentir, doucement, à sa vulnérabilité. Occasion pour nous de convenir du fait qu'il fallait laisser le temps au temps, et être doux avec nous même.
              * comprendre que la vulnérabilité n'est pas une faiblesse mais qu'elle peut être une opportunité ;
              * apprendre à faire la clarté sans être complétement transparent ; oser dire, y compris à ses enfants, que les émotions nous traversent aussi pour mieux leur montrer comment les apprivoiser ;
              * (se ?) respecter : s'appuyer sur ses limites ;
              * être
    • la certitude qu'une fois suffisamment mise à distance, l'épreuve, quelle qu'elle soit, renforce par rapport aux autres événements qui peuvent nous arriver :
      • elle permet de découvrir des forces, des richesses insoupçonnées ;
      • elle offre un gain en liberté et maturité ;
      • elle modifie le rapport aux temps et nous invite beaucoup plus à vivre pleinement l'instant présent ;
    • la solitude est une médaille à deux faces, elle creuse et nous permet de nous révéler, de prendre soin de nous mais elle peut parfois être difficile à vivre

    Nos chemins de vie deviennent des chemins de résurrection :

    • quand nous acceptons nos fragilités et de prendre soin de ces dernières,
    • quand nous cessons de lutter contre les événements extérieurs mais que nous les embrassons pleinement,
    • parce que nous croyons fortement que nous sommes aimés de toute éternité par Celui en qui nous croyons.
    Avant de déguster l'excellente galette arrosée de cidre, nous avons lu le texte Grandir dans la faiblesse proposé en page 15 de nos livrets.

    Marie-Aude

    PS : Nous nous retrouvons le lundi 27 février prochain à 20h15 pour partager sur le thème de la séance n° 4 (matin) du parcours : Avec Jésus, Homme libre, n'ayons pas peur d'affronter le désert de la tentation qui est aussi le désert de la libération (p. 7 et 8 du livret, § 1 à 3).


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  • En avant goût à la réunion de ce soir, décalée à 20h30 :

     

    Ecouter l'autre ...


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  • Nous nous sommes retrouvés hier pour une séance dédiée à Noël.

    Le temps météo nous a comme d'habitude permis de refaire groupe. C'est désormais avec impatience que nous attendons ce rendez-vous mensuel pour prendre de manière plus formelle des nouvelles des uns et des autres.

    Malgré de relativement grosses mauvaises nouvelles pour plusieurs d'entre nous, la météo est étonnamment ensoleillée, signe, et plusieurs l'ont évoqué, que nous apprenons à nous contenter de ce qui nous est donné et à en faire notre miel.

    Réunion du 19 décembre 2016

     

     Du soleil

    • lié à ce qui se vit avec nos tous proches :
      • pour les échanges renoués avec un fils, les rencontres avec ce dernier ;
      • parce que cette année Noël sera fêté avec ses enfants ;
      • pour la maturité, les temps d'échanges profonds et les belles perspectives professionnelles qui s'ouvrent pour un autre fils ;
    • lié à ce que la vie nous offre :
      • pour la guérison de la dépression ;
      • pour la réception de la lettre de mission en tant que nouveau membre de l'EAP et la joie de se sentir accueilli, soutenu et envoyé au service ;
      • pour la proximité avec des couples d'amis et les activités partagées ensemble ;
      • pour les récentes visites et autres excursions notamment en Alsace (Colmar et Ribeauvillé) ;
      • pour le plaisir de jouer le Saint Nicolas pour toutes les équipes au bureau ;
      • pour la signature de l'autorisation qui permet de livrer des petites pieuvres en coton pour les prématurés de la polyclinique Majorelle de Nancy (première livraison ce 21 décembre) ;
      • pour l'étonnement face à la sérénité avec laquelle sont accueillis les pépins de la vie (réparations non programmées du véhicule, d'ailleurs pour partie reportées pour que cela reste viable financièrement) ;
    • mais aussi :
      • parce que nous en avons besoin, envie et que nous choisissons que ce soit toujours lui qui ait le dernier mot ;
      • parce que nous décidons coûte que coûte de bloquer la météo sur soleil, même si cela cela reste parfois un combat quand les tuiles s'accumulent les unes après les autres de garder le sourire

    Réunion du 19 décembre 2016

    Des nuages, petits ou gros

    • parce que des mauvaises nouvelles récentes annoncent quelques périodes (encore) troubles :
      • une opération rapide est à prévoir pour un cancer (nous penserons fort à toi mercredi) ;
      • il est (très) compliqué pour un enfant déscolarisé de réussir à assumer tous les cours de son niveau tels qu'adressés par le CNED --> cibler les quelques matières donnant lieu à des examens en fin d'année est peut être une piste pour 2017 ;
      • le père des enfants sera lorrain à compter du 1er mars prochain et a déjà fait savoir qu'il aimerait la mise en place progressive d'une garde alternée ;
    • parce que les périodes de fêtes sont souvent difficiles pour celles et ceux qui doivent se passer de leurs plus proches :
      • cette période de retrouvailles familiales est compliquée quand les enfants sont loin et/ou peu présents : voir seulement 4 petites heures sa fille, son mari et son petit-fils pour Noël et apprendre qu'il faut décaler la visite en Corée du printemps 2017 à 2018 soit presque 2 ans sans voir son fils et son petit-fils est une épreuve à la veille des fêtes ;
    • parce que le contexte général invite plus à la morosité qu'à l'optimisme :
      • parce que la météo fort grise ne favorise pas l'entrain ("quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle" vient le spleen du grand Charles Baudelaire) ;
      • parce que les super et hypermarchés débordant de victuailles et de cadeaux, si éloignés de la simplicité et de la pauvreté de Noël, rendent cette période presque écœurante ;
    • parce que les divorces qui s'éternisent et leurs cortèges de soucis, financiers et relationnels, notamment hypothèquent la prise d'un nouveau départ et sont vécus comme de réelles injustices :
      • il faut attendre un an pour lever l'indivision et pouvoir prendre un acte d'obstruction, un an encore à verser des loyers, un an au moins à ne pas pouvoir soi même acheter ;
      • des enfants en larmes, manipulés, qui ont peur ...

     

    Nous sommes ensuite entrés dans le thème de cette séance hors parcours :

    Réunion du 19 décembre 2016

    La période de Noël est  classiquement, comme l'a d'ailleurs montré la météo, un moment un peu charnière, selon que nous pouvons ou pas la vivre avec nos plus proches. De la joie qui rayonne à l'idée de passer un vrai Noël à trois avec ses deux enfants aux larmes parce qu'ils ne seront pas là (ou que trop peu) en passant par la simple acceptation du fait que passer les fêtes ou des anniversaires sans eux fait désormais partie de notre lot, nous reflétions un peu toutes les tendances possibles.

    Noël et la fragilité ... Noël et mes fragilités ... Occasion de réaliser ensemble une crèche et d'y ajouter des santons porteurs des fragilités que nous souhaitons confier au Pauvre de Bethléem et des étoiles, moutons et autres coffres de rois mages pour déposer aussi ce qui nous met en vie et nous permet de transcender nos fragilités.

    Réunion du 19 décembre 2016

    Noël et nos fragilités

    Les témoignages des uns ont merveilleusement fait écho à ceux des autres. Au delà de nos fragilités, pleinement acceptées, nous voulons être en vie et grandir :

    • J'ai conscience que je suis, que nous sommes fragile(s) et que c'est en acceptant cette fragilité, en se mettant pauvre devant le Seigneur, que je suis / nous sommes fort(s) ; mon personnage représente la fragilité qui ouvre ses mains devant le Seigneur ; cette attitude toute d'humilité est une acceptation active de ce qui m'arrive (pas de passivité ni de résignation) ;
    • Je n'arrive pas à pardonner et suis dans la haine par rapport à certaines personnes ; mais le pardon est un chemin, de longue haleine (voir notamment l'ouvrage Aimer, perdre et grandir du père Monbourquette et un article publié ce midi dans la rubrique Bibliographie) ;
    • Je te confie ma sensibilité et ma peur de manquer. Guéris-les. Aide-moi à mieux les appréhender pour être plus libre ;
    • J'ai besoin de grandir ;
    • Je te confie mes parfois encore persistantes inquiétudes pour l'à-venir, ces peurs inutiles qui empêchent de vivre pleinement l'instant et de le savourer ;
    • Guéris moi des sursauts d'orgueil et du manque d'humilité qui peuvent me conduire encore à juger.

    Noël et l'accueil de la vie : quels textes, aujourd'hui, nous mettent en vie ?

    • Je choisis la vie, avec tous les possibles qu'elle m'offre, le beau et le bon comme le plus difficile ;
    • " Voici la demeure de Dieu parmi les hommes. Il demeurera avec eux. Ils seront ses peuples et lui sera le Dieu qui est avec eux. I essuiera toute larme de leurs yeux." (Apocalypse) ;
    • Positiver ;
    • "Jette tes soucis dans le Seigneur, lui-même s'en chargera." (1 Pi 5,7) ;
    • " Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien. " (Romains 12,21) ; il est temps de reconstruire, même si aller de l'avant est compliqué quand les procédures qui s'éternisent nous verrouillent pour partie et nous empêchent pleinement de passer à autre chose ;
    • " Heureux celui qui ne s'attache qu'à l'essentiel, sa vie se déroule dans la sérénité." (Daniel Desbiens) ;

    Noël dans l'art : quelles œuvres me touchent particulièrement ?

    Puissent les découvertes et trésors des uns et des autres nous aider à préparer notre cœur au sens profond de Noël.

    • la méditation sur la nativité de Charles de Foucauld nous rappelle que Noël c'est avant tout la pauvreté et le dénuement de la crèche ; que les premiers à venir voir ce Dieu fait nouveau né sont les bergers, des parias de l'époque ; les grandes choses ne font pas de bruit, se vivent presque dans le secret ; nous sommes invités comme les bergers à conserver cet esprit d'enfance qui nous permet de voir et d'accepter le merveilleux ;
    • le magnificat de Bach, actuellement diffusé sur Arte fait le bonheur d'une d'entre nous (et sans doute bientôt d'au moins un autre) ;

    Réunion du 19 décembre 2016

    Réunion du 19 décembre 2016

    Avant de déguster le gâteau arrosé de jus de pommes, nous avons écouté Le Seigneur passe pour nous mettre dans une attitude d'accueil et ne pas manquer le rendez-vous de ce Noël :

    Marie-Aude

    PS : Nous nous retrouvons le lundi 23 janvier prochain à 20h15 pour partager sur le thème de la séance n° 3 du parcours : Fais de ta fragilité une force, un lieu de Rencontre et de Résurrection.


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  • Il y a une quinzaine de jours, le 21 novembre 2016, nous nous sommes retrouvés pour la deuxième rencontre du parcours "Tu es précieux aux yeux de Dieu".

    Le temps météo a permis de prendre la température de ce que nous avions vécu le mois écoulé, avec comme en octobre des icônes contrastées :

    Réunion du 21 novembre 2016

     

     Du soleil

      • pour l'énergie qui revient et le plaisir des activités réalisées (comme l'origami) ;
      • pour les peurs dépassées et le fait de réussir à se mettre dans une situation très en lien avec le passé en en sortant grandie ;
      • pour des temps d'échanges privilégiés avec des proches et de bonnes nouvelles des enfants ;
      • pour des moments vécus sur les projets pour lesquels nous sommes investis, notamment lorsque cela se fait au sein d'une équipe solidaire ;
      • parce que l'accompagnement par des professionnels n'est plus nécessaire et qu'on tient de nouveau debout ;
      • pour la gratitude de s'être programmée en mode optimiste.

     

    Des nuages, petits ou gros

      • parce que des engagements bénévoles pèsent et qu'il faut apprendre à se protéger, tout en les tenant jusqu'à pouvoir passer le relais ;
      • parce que les soucis financiers sont le lot, de manière plus ou moins prégnante, de chacune et chacun ;
      • parce que nous avons parfois des attentes (trop) importantes par rapport à certaines personnes et sommes donc surpris ou déçus de leurs réactions ;
      • parce que nous sommes parfois démunis face aux refus de nos enfants, quand bien même nous souhaitons plus que tout les aider ;
      • parce qu'il est difficile de voir ses enfants fragilisés, ou habités par des peurs sans pouvoir les rassurer, surtout si cela est activé par l'autre parent ; ou d'accepter que les indications de soins des professionnels soient contestées et donc non suivies (par l'enfant lui-même ou par l'autre parent) ;
      • parce que le temps manque pour tenir tous les engagements ;
      • parce que la fatigue pointe le bout de son nez avec les journées courtes ;
      • parce que les procédures s'éternisent.

    Nous sommes ensuite entrés dans le thème de la seconde rencontre :

    Réunion du 21 novembre 2016

     

    La lecture de la situation du thème nous a amené à y apporter des modifications :

    • la notion de responsable nous a paru plus pertinente que celle de pécheur qui induisait de la culpabilisation : Il est difficile de consentir à sa fragilité, mais y consentir, n'est-ce pas quelque fois aussi se reconnaître responsable ?
    • le lâcher-prise est une expression peut être plus contemporaine (voire à la mode de l'abandon) : Le lâcher prise est la réponse à la tendresse de Dieu.

    Comme j'ai tardé à réaliser le compte-rendu, je ne poserai ici que les mots clés dont j'ai pris note lors de notre riche rencontre., où nous avons relu comment Dieu nous a déjà invité et nous invite encore à aller de l'avant.

    Par quelles étapes mes fragilités m'ont-elles fait passer ?

    • une longue étape de larmes (deuil)
    • un épuisement par rapport à tout ce qui a été porté et assumé
    • une longue dépression, vallée de l'ombre et de la mort
    • une hospitalisation pour dépression réactionnelle

    Y a-t-il eu un moment particulier ou un événement qui m'a aidé à rebondir ?

    • pour beaucoup ce sont plus des habitudes du quotidien qui ont été un secours :
      • l'assurance de l'amour de Dieu envers et contre tout : "Je te fais confiance. Aie confiance en toi. Sois toi-même."
      • la force de l'écriture, pour consigner les émotions du jour, les bonheurs ... Pour certain cette voie n'est pas possible car les mots prennent le pouvoir la nuit, au risque d'insomnie
      • l'apport des activités physiques : le sport, la marche dans les bois
      • l'importance du quotidien et de devoir s'y tenir, pour ne pas lâcher pied
      • la contribution des fils rouges et des messages transmis qui éclairent et aident sur le chemin
    • mais pour trois d'entre nous au moins ce sont aussi clairement des événements qui ont servi de déclencheurs ou qui ont facilité l'envie de reprendre vie :
      •  pouvoir partir sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle l'année de la séparation puis vivre une session Bethasda
      • les paroles qui rejoignent, et qui jalonnent no chemins comme les cailloux blancs pour le petit Poucet, celles qui nous aident à vivre plus sereinement et à trouver notre place
      • les rencontres fortuites d'une cousine de cousin rayonnante d'optimisme et les partages avec mon accompagnatrice spirituelle et le prêtre lors des célébrations de réconciliation ont été beaucoup plus forts / porteurs que les autres accompagnements

     

    Quels messages Dieu me donne-t-il quand je relis la Parole de la naissance de Jésus et de la fuite en Égypte ou de la traversée du désert ?

    • Joseph et Marie comme les migrants d'aujourd'hui. Il n'y a pas de place pour eux ...
    • La joie d'abord pour les parias (les bergers) donc pour les humbles.
    • Fuir devant la mort, en écoutant les songes. Le bien co-existe avec le mal, s'y enracine (cf. mort des enfants de moins de 2 ans)
    • dans l'Exode, chacun ne recueille que ce qu'il peut manger (16,18)

    En quoi la fragilité pourrait-elle être un chemin pour rencontrer Dieu ?

    • l'épreuve rend plus sensible ; elle force à creuser en nous, gratter la boue et trouver la source d'Eau vive ;
    • la traversée de la fragilité permet de cultiver la gratitude et d'adopter une autre vue sur les choses : Tout luit de l'éclat de Dieu à qui sait regarder
    • Dieu est fragile. La fragilité appelle à l'humilité et donc à une meilleure écoute et ouverture
    • la fragilité rend humain

    Marie-Aude

    PS : Nous nous retrouvons le lundi 19 décembre prochain à 20h15 sur le thème de Noël, partager la joie de la fragilité.

    Comme lors de la séance de l'an passé sur la Miséricorde et le pardon, je propose que nous apportions à la crèche (que j'espère réussir à créer d'ici là) :

    • les fragilités que nous voulons confier au Pauvre de Bethléem (sur des silhouettes de personnages de 10 à 15 cm de haut)
    • une citation (biblique ou autre) qui nous met en vie (sur des coffres de roi mages)

    Nous pourrons aussi partager ce qui dans l'art nous parle de Noël et de la fragilité (une œuvre d'art, un chant ...).

    Je vous laisse d'ores et déjà ce texte de Jean Vanier :

    Jésus, ouvre mes bras

    Oui, Jésus, ouvre mes bras pour laisser paraître mon cœur nu, dépouillé, sans défense ...

    Pour que l'Esprit saint le transforme en un cœur de chair qui sait aimer et qui se laisse appeler vers ces noces éternelles ...

    Ouvre mes bras pour que j'accueille sans cesse et sans peur tes frères mes frères ...


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  • Hier, 17 octobre 2016, nous avons réellement commencé cette nouvelle année placée sous le signe de l'amour fou et demesuré que Dieu porte à chacun d'entre nous, ce Dieu de tendresse qui se fait proche dans nos fragilités.

    Avant d'aborder le thème de la rencontre, nous avons débuté par le temps météo en tentant de tenir dans les 5 minutes par participant (même si j'ai parfois oublié de lancer le chronomètre ou que nous avons su passer outre la consigne quand cela le nécessitait).

    Les icônes météo étaient cette fois-ci plus contrastées que lors de la réunion de rentrée.

    Réunion du 17/10/2016

     

     Du soleil

      • pour la joie de vivre et l'énergie enfin recouvrées ;
      • pour le confort intérieur offert par la retraite, malgré les nombreux engagements acceptés (EAP, parcours alpha, formation à l'accompagnement)
      • pour les relations avec les enfants et notamment des rendez-vous (quotidiens, hebdomadaires) partagés avec plaisir ou une réponse à un texto ;
      • pour l'autonomie à laquelle accèdent des enfants ;
      • pour les vacances qui s'annoncent avec quelques jours au soleil avec une copine ou l'accueil d'un petit fils ;
      • pour les facilitateurs qui dans les situations difficiles rendent les choses un peu plus légères (le lycée qui aurait obtenu l'autorisation requise afin de pouvoir enclencher l'inscription au CNED ; les spécialistes de la maison des ados ) ;
      • pour les belles rencontres et les découvertes, les projets ;
      • pour les promenades et les lectures qui nourrissent ;
      • pour l'arrivée prochaine d'un locataire ;
      • pour la liberté retrouvée  et savourée de savoir qui l'on est et d'en vivre.

    Des nuages, petits ou gros

      • parce que beaucoup demeurent inquiets pour leurs (grands) enfants, que les contacts soient coupés et qu'il soit douloureux de découvrir une facture élevée correspondant à des frais d'hospitalisation aux urgences, que la confiance soit partiellement rompue, ou qu'un enfant soit déscolarisé ;
      • parce que l'autorité parentale partagée est une plaie dès lors que l'un des membres du couple parental, le seul qui devrait subsister, ne pense précisément pas aux enfants avec l'arrêt des séances d'art thérapie pourtant bien investies ou l'absence de l'autorisation permettant d'inscrire un enfant au CNED ;
      • parce que les systèmes relationnels encore en jeu maintiennent en dépendance et ne permettent pas de se reconstruire sereinement ;
      • parce que des décisions de justice conduisent à des situations ubuesques et non tenables financièrement, avec des risques de fichage Banque de France (pendant que d'autres traînent en longueur) ;
      • parce que les anciens conjoints usent et abusent encore souvent d'envois de courriels massifs, pour maintenir des liens, chercher la petite bête ... ;
      • parce que des engagements associatifs ou que les relations au travail peuvent être (très) pesants ;
      • parce que l'accumulation des petites tuiles du quotidien (colis égaré, infiltration d'eau) sont parfois les gouttes d'eau qui font déborder le vase des émotions

    Nous sommes ensuite entrés dans le thème de la première rencontre :

    Réunion du 17/10/2016

     

    J'ai vraiment apprécié le fait de travailler sur la base du parcours CDCE au sein d'un petit groupe, bien constitué où le respect de la parole des uns et des autres n'empêchent pas de partager en vérité des interrogations, de se laisser interpeller par ce que les mots des autres mettent en résonance en nous.

    Faire une synthèse des échanges ne sera pas possible. Mais quelques idées forces se sont tout de mêmes dégagées.

    Comme la poterie ci-dessus, qui va être notre fil conducteur de l'année, nous devons accepter nos fragilités. L'hébreu shevirout ou shever, qui signifie fragilité, vient du verbe shavar, fracturer, mettre en pièces.

    Nous avons échangé sur les émotions, leur caractère perturbateur ou non, la nécessité d'apprendre à les accueillir, les accepter, les comprendre. Ce qui reste le chemin de toute une vie, mais pour lequel nous disposons plus qu'avant d'outils :

    • méditation de pleine conscience,
    • communication positive,
    • livres dont le récent 3 amis en quête de sagesse d'Alexandre Jollien, Christophe André et Matthieu Ricard,
    • témoignage de grands témoins comme Jean Vanier

    La vie ne nous a pas épargné, mais nous connaissons nos fragilités sans nous y complaire. Nous avons appris à identifier nos points de faiblesse, les visiter, et les aider à cicatriser, au travers des multiples accompagnements qui nous remettent en route. Nous savons aussi que ce sont eux qui nous rendent a posteriori plus forts, comme sont plus belles les poteries une fois appliqué l'or.

    Nous avons la chance d'avoir ce groupe, notamment, où quelques amis fidèles avec qui il est possible de revisiter ces blessures. Mais dans la vie du quotidien, la plupart doivent porter un masque et "bien aller". Parce que le monde du travail, comme la société au sens large, est hautement compétitif (vae victis). Même si nous essayons ou avons essayé d'éduquer nos enfants en les éveillant à d'autres systèmes de valeurs (pas de comparaison autant que faire se peut, valorisation des talents et des forces, tentative d'éviction des étiquettes ...).

    La réaction face aux fragilités de l'entourage est encore plus complexe, car il faut trouver le juste point équilibre pour que notre engagement pour y pallier ne devienne pas mortifère pour nous.

    Après nous être souvenus que Dieu est présent à l'intime de nous même et au creux de nos blessures, nous avons partagé sur le rôle de la foi dans l'acceptation de nos fragilités.

    • La prière, les échanges avec des prêtres, religieux ou accompagnateurs spirituels, le sacrement de réconciliation sont des lieux où nous nous sommes laissés interpellés par la Parole de Dieu, par des mots, des images qui ont su nous toucher à l'intime de nous même et nous donner la force de tenir, puis de reprendre le chemin, de dépasser les peurs qui nous retenaient.
      • Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent ni ne recueillent en des greniers, et votre Père céleste les nourrit ! Ne valez-vous pas plus qu'eux ? Qui d'entre vous d'ailleurs peut, en s'en inquiétant, ajouter une seule coudée à la longueur de sa vie ? Et du vêtement, pourquoi vous inquiéter ? Observez les lis des champs, comme ils poussent : ils ne peinent ni ne filent. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'a pas été vêtu comme l'un d'eux. Que si Dieu habille de la sorte l'herbe des champs, qui est aujourd'hui et demain sera jetée au four, ne fera-t-il pas bien plus pour vous, gens de peu de foi. (Mathieu 6, 26-30).
      • Choisis la vie. (Deutéronome, 30,19)
      • Jette tes soucis dans le Seigneur, lui-même s'en chargera (1 Pi 5,7).
    • La certitude d'être aimés inconditionnellement par le Père qui voit en nous tant de potentialités, nous aide à nous reconstruire.
    • Un Dieu Miséricorde, qui nous accueille et nous aime, tels que nous sommes, y compris dans nos fêlures par lesquelles nous pouvons rayonner sa lumière.
    • Un Dieu qui attend que nous acceptions nos handicaps, ce qui est dur dans nos vies, pour y bâtir, ensemble, sur le roc.

    Nous n'avons pas épuisé en une heure toutes les possibilités d'échanges offertes par cette première fiche, mais avons pris le temps de savourer ensemble le texte 'Je t'aime tel que tu es' de Mère Téresa avant de partager un gâteau.

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    Marie-Aude

    PS : Nous nous retrouvons le lundi 21 novembre prochain à 20h15 sur le thème de la confiance ("Ose la confiance ... va ... je suis avec toi !). D'ici là prenons le temps de lire les textes proposés pour avancer afin de partager aussi sur ce qui nous a touché.


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