• Bibliographie

    Les livres utiles pour comprendre et se  (re)construire

    mais également des vidéos, textes etc.

  • Cette semaine, dans l'émission Halte spirituelle diffusée les matins à 5h30 Véronique Alzieu explore ce qui est notre thème de l'année, avec Monseigneur Emmanuel Gobilliard , évêque auxiliaire du diocèse de Lyon.

    Qui d'entre nous n'a jamais souffert ? N'a jamais éprouvé sa faiblesse, ressenti un manque ? Pour Mgr Emmanuel Gobilliard, admettre ses blessures est quelque chose de très chrétien.

    Et si la vulnérabilité était une force? Se rendre vulnérable, c'est accueillir ses fragilités et ses blessures pour laisser Dieu les habiter et en faire quelque chose. La vulnérabilité, Mgr Emmanuel Gobilliard en a fait l'expérience, lorsqu'il a accompagné des personnes malades et notamment du sida, quand il vivait auprès de personnes en situation de grande pauvreté à Madagascar ou encore lorsque lui-même a été hospitalisé. Des moments où il a été "proche de Dieu", où il se sentait "le plus chrétien". Dans la religion chrétienne, l'idée de vulnérabilité n'est pas contradictoire avec l'image de Dieu.

    Cette semaine, dans Halte Spirituelle, l'évêque commente ce passage de la lettre de saint Paul aux Corinthiens: "Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort" (2Co, 12, 10). 

    "Le point de départ de l'amour, c'est de dire à l'autre J'ai besoin de toi".

    Dans un monde où il faut être debout, conquérant, les chrétiens parlent de la faiblesse et de la fragilité comme d'une attitude intérieure à avoir. N'y a-t-il pas un malentendu ? Pourquoi les chrétiens ont-ils l'air de prêter plus attention à la faiblesse et à la détresse des hommes ? Pour Mgr Emmanuel Gobilliard, c'est se montrer réaliste. Et la force n'est souvent qu'une façade. Qui d'entre nous n'a jamais souffert ?

    Découvrir sa faiblesse et sa fragilité, c'est se rendre compte que l'on a besoin de l'autre, et de Dieu. "Le point de départ de l'amour, c'est de dire à l'autre J'ai besoin de toi".

    Les 5 émissions seront partagées au fur et à mesure sur le site rcf et je viendrai donc compléter cet article pour que vous puissiez les écouter quand vous en aurez le temps ou l'envie.

    Marie-Aude

    Émission 1/5 du lundi 30 janvier 2017 :

    Émission 2/5 du mardi 31 janvier 2017 :

    Émission 3/5 du mercredi 1er février 2017 :

     

    Émission 4/5 du jeudi 2 février 2017 :

     

    Émission 5/5 du vendredi 3 février 2017 :

     


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  • Catéchèse du pape François sur Judith (Traduction intégrale)

    Chers frères et sœurs, bonjour !

    Parmi les figures de femmes que l’Ancien Testament nous présente, celle d’une grande héroïne du peuple ressort : Judith. Le livre biblique qui porte son nom raconte l’imposante campagne militaire du roi Nabucodonosor qui, régnant à Ninive, élargit les frontières de l’empire en battant et asservissant tous les peuples alentour. Le lecteur comprend qu’il se trouve devant un grand ennemi, invincible, qui sème la mort et la destruction et qui arrive enfin en Terre Promise, mettant en danger la vie des fils d’Israël.

    L’armée de Nabucodonosor, en effet, sous la conduite du général Holopherne, assiège une ville de Judée, Béthulie, coupant le ravitaillement en eau et affaiblissant ainsi la résistance de la population.

    La situation devient dramatique, au point que les habitants de la ville s’adressent aux anciens leur demandant de se rendre à l’ennemi. Leur paroles sont désespérées : « Maintenant, il n’y a personne pour nous porter secours. Au contraire, Dieu nous a vendus pour que nous tombions entre leurs mains, que nous soyons terrassés par la soif devant eux et que nous subissions de lourdes pertes. Faites-les donc venir maintenant et livrez la ville entière au pillage de la troupe d’Holopherne et de toute son armée ! » (Jdt 7,25-26). La fin semble désormais inéluctable, la capacité à mettre sa confiance en Dieu s’est épuisée. La capacité à mettre sa confiance en Dieu s’est épuisée. Et combien de fois arrivons-nous à des situations de limite où nous ne sentons même pas la capacité à avoir confiance dans le Seigneur. C’est une tentation terrible ! Et, paradoxalement, il semble que, pour fuir la mort, il ne reste qu’à s’en remettre entre les mains de ceux qui tuent. Ils savent que ces soldats vont entrer pour saccager la ville, prendre les femmes comme esclaves et puis tuer tous les autres. C’est vraiment « la limite ».

    Et devant un tel désespoir, le chef du peuple tente de proposer un motif d’espérance : résister encore cinq jours en attendant l’intervention salvifique de Dieu. Mais c’est une espérance faible qui lui fait conclure : « Mais si ces jours s’écoulent sans qu’il nous vienne du secours, alors j’agirai selon vos paroles. » (7,31). Pauvre homme : il était sans issue. Cinq jours sont concédés à Dieu – et c’est là qu’est le péché – cinq jours sont concédés à Dieu pour intervenir ; cinq jours d’attente, mais déjà avec la perspective de la fin. Ils concèdent cinq jours à Dieu pour qu’il les sauve mais ils savent qu’ils n’ont pas confiance, ils s’attendent au pire. En réalité, plus personne, dans le peuple, n’est encore capable d’espérer. Ils étaient désespérés.

    C’est dans cette situation que Judith entre en scène. Veuve, femme d’une grande beauté et sagesse, elle parle au peuple avec le langage de la foi. Courageuse, elle reprend le peuple face à face (en disant) : « En réalité, vous qui scrutez les intentions du Seigneur souverain de l’univers […]. Non, frères, n’irritez pas le Seigneur notre Dieu ! Car même s’il n’a pas l’intention de nous porter secours dans les cinq jours, il a le pouvoir, lui, de nous protéger aux jours qu’il voudra, comme de nous exterminer devant nos ennemis […] C’est pourquoi, en attendant avec patience le salut qui vient de lui, invoquons-le à notre secours. Il écoutera notre voix, si cela lui plaît. » (8,13.14-15.17). C’est le langage de l’espérance. Frappons aux portes du cœur de Dieu, il est Père, il peut nous sauver. Cette femme, veuve, risque de faire mauvaise impression devant les autres ! Mais elle est courageuse ! Elle va de l’avant ! C’est mon opinion : les femmes sont plus courageuses que les hommes (Applaudissement dans la salle).

    Et avec la force d’un prophète, Judith rappelle les hommes de son peuple pour les ramener à la confiance en Dieu ; avec le regard d’un prophète, elle voit au-delà de l’horizon étroit proposé par les chefs et que la peur rend encore plus limité. Dieu agira certainement, affirme-t-elle, tandis que la proposition des cinq jours d’attente est une façon de le tenter et de se soustraire à sa volonté. Le Seigneur est le Dieu du salut – et elle y croit – quelle que soit la forme que cela prendra. C’est le salut de libérer des ennemis et de faire vivre, mais, dans ses plans impénétrables, cela peut aussi être le salut de livrer à la mort. Femme de foi, elle le sait. Et puis nous connaissons la fin, comment se termine l’histoire : Dieu sauve.

    Chers frères et sœurs, ne mettons jamais de conditions à Dieu et laissons au contraire l’espérance vaincre nos craintes. Faire confiance à Dieu veut dire entrer dans ses desseins sans prétendre à rien, en acceptant même que son salut et son aide nous rejoignent de manière différente de nos attentes. Nous demandons au Seigneur vie, santé, affection, bonheur ; et c’est juste de le faire, mais en étant conscients que Dieu sait tirer la vie même de la mort, que l’on peut expérimenter la paix même dans la maladie et qu’il peut y avoir la sérénité même dans la solitude et la béatitude même dans les larmes. Ce n’est pas nous qui pouvons enseigner à Dieu ce qu’il doit faire, ce dont nous avons besoin. Il le sait mieux que nous et nous devons avoir confiance, parce que ses voies et ses pensées sont différentes des nôtres.

    Le chemin que Judith nous indique est celui de la confiance, de l’attente dans la paix, de la prière et de l’obéissance. C’est le chemin de l’espérance. Sans résignation facile, en faisant tout ce qui est en notre pouvoir, mais en restant toujours dans le sillage de la volonté du Seigneur parce que, nous le savons, elle a tellement prié, elle a tellement parlé au peuple et ensuite, courageuse, elle est partie, elle a cherché le moyen de s’approcher du chef de l’armée et elle a réussi à lui couper la tête, à l’égorger. Elle est courageuse dans sa foi et dans ses œuvres. Et elle cherche toujours le Seigneur ! Judith, en effet, a son plan, elle le réalise avec succès et conduit le peuple à la victoire, mais toujours dans l’attitude de foi de qui accepte tout de la main de Dieu, sûr de sa bonté.

    Ainsi, une femme pleine de foi et de courage redonne force à son peuple en danger de mort et le conduit sur les voies de l’espérance, nous les indiquant aussi à nous. Et nous, si nous faisons un peu mémoire, combien de fois avons-nous entendu des paroles sages, courageuses, de personnes humbles, de femmes humbles dont on pense – sans les mépriser – qu’elles sont ignorantes… Mais ce sont les paroles de la sagesse de Dieu ! Les paroles des grands-mères… Combien de fois les grands-mères savent-elles dire le mot juste, la parole d’espérance parce qu’elles ont l’expérience de la vie, elles ont beaucoup souffert, elles ont fait confiance à Dieu et le Seigneur fait ce cadeau de nous donner un conseil d’espérance. Et, si nous empruntons ces voies, il y aura de la joie et la lumière pascale à se confier au Seigneur avec les paroles de Jésus : « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne. » (Lc 22,42). Et cette prière est celle de la sagesse, de la confiance et de l’espérance.

    © Traduction de Zenit, Constance Roques (Source


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  • Je me permets de vous partager ce cadeau offert par Nicole dans son courrier de vœux.

    Nicole a entendu récemment Serge Marquis, médecin québécois, auteur, conférencier sur RCF et me conseillais d'écouter l'auteur du livre "On est foutu, on pense trop ! ou Comment se débarrasser de pensouillard le hamster".

    Je suis en train d'écouter la conférence donnée à l'université de Nantes par celui qui est considéré comme l'un des meilleurs experts mondiaux de la gestion du stress et de la prévention des risques psycho-sociaux. Et c'est vraiment très riche.

    A votre tour de comprendre pourquoi notre cerveau ne fait plus la différence entre les vraies menaces de nos ancêtres, qui ont permis la survie de l'espèce et ce qui aujourd'hui déclenche les mêmes réactions physico-chimiques dans nos corps et est source de fatigue : les menaces à l'ego. Un simple froncement de sourcil en réunion suffit pour qu'on se sente attaquer.

    Il nous dit aussi que l'’attention ne peut pas être à deux places en même temps. Ce qui est particulièrement important à entendre et à intégrer pour nous les femmes qui avons l'habitude et la faculté de faire plusieurs choses en même temps. Ce qui est aussi une source de fatigue chronique car cela consomme beaucoup plus d'énergie (comme je l'ai lu ailleurs ces dernières semaines). Si notre  attention est accaparée par le jugement sur l’autre - « L’imbécile, l’idiot, le crétin » - ou par le jugement sur soi-même - « Je ne suis pas assez intelligent, trop gros, trop lent ou trop laid » - ou par ce que je dois faire toute à l'heure, elle ne peut plus être dans le moment présent en train de créer, d’imaginer ou de résoudre des problèmes.

    Il donne aussi et surtout des trucs pour ralentir, lâcher prise ...

    • D'abord apprendre à être vigilant sur nos pensées non constructives ; nous entraîner à ramener notre attention sur le présent (la pleine conscience. Et l’attention devient alors disponible pour trouver des solutions.
    • S'appuyer sur la respiration pour se reconnecter à l'action et essayer de réfléchir sainement aux pistes d'actions possibles.
    • Il faut donner un sens à ce que l'on fait, nous même car il  y a un fort lien entre le bonheur et l'engagement ; avoir des défis permet d'être à l'écoute de ses richesses, de ses potentialités ;
    • Il est important de quitter l'état de résistance en lâchant prise.


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  •  La vie en bleu de Martin SteffensÉditions Marabout - Février 2014 - ISBN : 9782501084451 - 221 pages

    Dans cet ouvrage, sous-titré "Pourquoi la vie est belle même dans l'épreuve", Martin Steffen nous invite à comprendre le sens caché des épreuves qui font que nous sommes fondamentalement vivants et appelés à grandir.

     Lorsque nous traversons une épreuve, ou plutôt quand nous sommes traversés par elle, tout ce que nous sommes se trouve réduit à néant : nos forces vitales, notre espérance, notre courage. Comment dès lors retrouver goût à la vie et choisir de l'embrasser pleinement, d'accepter ce qu'elle nous offre, de bon comme de plus douloureux.

    Le philosophe tord le coup à l'idée de "la vie en rose", qui voudrait que nous subissions les montagnes russes avec des passages sans dégradé du rose en noir. Pour lui, la vie se décline en bleu, le bleu de travail, celui des ecchymoses, mais aussi celui de ces ciels azuréens si apaisants. 

    Je vous partage les citations qui ont le plus résonné.

     

    p. 12 : L'épreuve veut qu'on l'affronte, non qu'on se laisse confondre par elle.

    p. 29 : La vie, en effet, est comme le bleu de travail qu'on doit enfiler chaque matin, pour faire du jour qui se lève l'occasion de belles choses.

    p. 46 : Si je ne sais pas être grand dans les petites choses, je ne le serai pas dans les grandes.

    p. 77 : Il n'y a qu'un danger : s'épargner la souffrance de vivre.

    p. 99 : Consentir à l'épreuve ce n'est pas seulement en recevoir le coup mais endurer aussi le fait qu'il faille, malgré elle, durer.

    p. 100 : Quand on ne peut plus croître, il faut au moins ne pas trop diminuer. Il faut pour cela de l'endurance mais pas seulement : l'espérance est ici primordiale. Travailler la patience de l'épreuve, c'est en effet entendre par avance quel dénouement, pour le moment si lointain qu'on le croit impossible, elle apporte pourtant. Travailler la patience de l'épreuve  [...] c'est, humblement, se laisser travailler par l'épreuve. "Se laisser faire", au sens fort du mot "faire" : il faut consentir à se laisser sculpter par les coups de la vie, quand nous ne pouvons plus leur opposer aucune résistance.

    p. 104 : Clore une journée, c'est [... ] remettre à plus fort que soi [...] les soucis qui nous ont habités durant la journée. C'est prendre un temps qui ne soit que présence, pour dire à ce jour son "adieu". "A-Dieu", oui, puisqu'on se dépossède de ces problèmes dont l'avenir seul pourrait nous dire s'ils étaient aussi sérieux qu'on aime à le croire. "Adieu" aussi car ce jour ne reviendra pas : si l'épreuve , demain, est encore là, c'est sous un autre jour que je la verrai, que je l'affronterai, plus reposé déjà, plus vieux d'un jour, c'est-à-dire plus proche de la sagesse qui revient aux hommes expérimentés.

    p. 105 : A rebondir trop vite, on se dégonfle aussitôt.

    p. 109 : Le mot grec qui a donné acédie [...] peut se traduire par "indifférence" : c'est une absence de goût qui gâche tout. Ce n'est pas un hasard si le vieux nom de la dépression désigne un mal monastique : car si le moine s'est retiré du monde pour purifier ses désirs, il prend alors le risque terrible de se purifier du désir - c'est-à-dire de ne plus rien désirer.

    p. 110 : Comment lutter contre la mort du désir quand une telle lutte suppose déjà le désir ? [...] L'épreuve de la dépression a donc ceci de particulier qu'elle tient sa dureté de la mollesse qui recouvre toute chose.  [...] C'est l'invitation insistante à laisser s'endormir mes promesses d'homme. Cette épreuve est belle et bien invisible comme la poussière, silencieuse comme son lent dépôt, muette comme l'est un ennemi intérieur, mais perverse comme cette mauvaise voix qui, sûre d'elle-même, annonce par avance l'échec de tout ce que j'entreprends. Une épreuve, somme toute, sans éclat, sans champ de bataille : mais c'est cela précisément qui la rend si terrible. Quelle solution pour s'en tirer ? Le propre de la dépression est précisément de faire croire qu'on ne s'en sortira pas.

    p. 111 : Que faire alors ? Rien, justement, et c'est en cela que consiste la patience : elle est l'action de ne pas faire, d'accompagner l'impossibilité de faire. Se contenter de faire jour après jour, si c'est possible, quad cela le sera, les gestes quotidiens. Surtout ne pas espérer guérir tout de suite. Ne pas viser plus loin que le bout de ce geste qu'il faut accomplir pour rester propre, et que la maison soit entretenue.

    p. 113 : Toute vie commence aujourd'hui. [...] Sitôt qu'il y a une éclaircie, en marche.

    p. 114 : Le kairos, c'est le moment opportun : avant lui, c'est encore trop tôt ; après lui, c'est un peu trop tard. Le concept a sans doute été forgé par Aristote, mais le mot avait cours dans le domaine de la médecine, pour déterminer le moment propice à [l'administration] de tel remède, ou de la stratégie militaire, pour désigner la décision qu'on prend, au bon moment, pour lancer l'offensive. [...] Pour ce qui nous concerne, c'est l'appel de l'instant auquel il faut répondre : l'éclaircie où il faut s'immiscer.

    p. 119 : Afin de déployer au cœur de l'épreuve la force qu'elle exige, il faut, à un moment quelconque, lui dire "oui".

    p. 124 : Un jour, tu seras à la juste distance de ton épreuve : ni trop près, comme ce jour où elle t'arrache un cri ; ni trop loin, comme si l'on pouvait lui être indifférente.

    p. 133 : Si notre pouvoir sur les choses est limité, celui que nous avons sur nous, dans notre façon de prendre les choses, est infiniment plus grand.

    p. 143 : A cela il n'est qu'un seul remède : comprendre que si on les reçoit sans les vouloir, on est toutefois responsable de ce que l'on fait de ses blessures. Ce trou dans ma peau est ou bien une voie vers la souffrance des autres, ou bien ce dont j'userai pour les faire taire. Il faut de l'humilité pour reconnaître qu'on fut victime du mal. Il en faut aussi pour déployer l'histoire de cette blessure dans le sens de la vie, et non de la mort.

    p. 178 : Esquiver le conflit, au contraire, c'est le nourrir.

    p. 184 : Il faut parfois être blessé pour que passe par nous un peu de lumière : "to bless", qui en français donne "blessure", signifie en anglais "bénir". Se  soustraire à l'épreuve, ou interdire à autrui de souffrir comme il souffre, c'est peut-être empêcher toute croissance future.

    p. 187 : "La confiance qu'on fait" est l'acte par lequel on met l'être aimé face à ses responsabilités.


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  • Les manipulateurs savent distiller chez nous un sentiment de culpabilité, ils nous font du chantage et ils mentent sans gêne. Nous faisons ce qu’ils souhaitent ou ce qu’ils nous ordonnent, même si nous ne sommes pas à l’aise, comme si nous avions perdu toute volonté propre. Parfois ce jeu peut durer des années, empoisonnant la vie de celui qui est manipulé.

    Souviens-toi de tes droits inaliénables

    • Tu as le droit d’être respecté par les autres
    • Tu as le droit d’exprimer tes émotions et tes désirs
    • Tu as le droit d’établir tes priorités
    • Tu as le droit de dire «non» sans te sentir coupable
    • Tu as le droit de profiter du service que tu as payé
    • Tu as le droit d’exprimer ton point de vue, même s’il est différent de celui des autres
    • Tu as le droit de te protéger des menaces physiques, morales et émotionnelles
    • Tu as le droit de construire ta vie selon l’idée que tu as du bonheur.

    Garde une distance

    Pendant une conversation, un manipulateur changera constamment son masque : il peut être très bien élevé avec une personne, et réagir brusquement et avec violence avec une autre. Il sait se faire passer pour quelqu’un sans défense, puis montrer son côté agressif. Si tu as repéré ce trait de caractère chez quelqu’un, il vaut mieux garder une certaine distance et ne pas établir de rapports avec lui, à moins que ce soit absolument nécessaire.

    En effet, les raisons d’un comportement de ce genre sont complexes, et elles trouvent leur origine dans leur enfance. Ce n’est pas ton travail de corriger, d’éduquer ni de sauver un manipulateur.

    Ne le prends pas à cœur

    La tâche d’un manipulateur est de jouer sur tes points faibles. Rien d’étonnant que, devant cette personne, tu commences à sentir ton «inaptitude» et que tu te sentes coupable de ne pas obéir à ses ordres. Identifie ces sentiments, et souviens-toi que ce n’est pas toi le problème.

    Cette personne essaye de te manipuler en te faisant sentir que tu n’es pas assez bon et que tu devrais être prêt à te subordonner à sa volonté, renonçant ainsi à tes propres droits. Analyse ta relation avec un manipulateur en répondant mentalement aux questions suivantes :

    • Est-ce que cette personne me respecte vraiment ?
    • Est-ce que ses attentes et ses demandes ont un bon fondement ?
    • Est-ce que cette relation est équilibrée ? Ou bien l’un de deux fait tous les efforts, et l’autre reçoit tous les bénéfices ?
    • Est-ce que cette relation m’empêche de passer un bon moment avec moi-même ?

    Les réponses à ces questions t’aideront à comprendre qui a réellement un problème, si c’est toi ou si c’est l’autre personne.

    Teste-le avec des questions

    Les manipulateurs essayent toujours de te submerger avec leurs propres demandes, de sorte que tu oublies que tu existes et que tu te mets à faire passer ses besoins à lui en premier. Si le manipulateur essaie de te rabaisser ou de réfuter tes arguments, change la direction de l’attention : concentre toi sur lui. Teste-le avec des questions et tu verras si cette personne a un peu d’autocritique et/ou de honte.

    • Selon toi, ce que tu me demandes est-il juste ?
    • Tu penses que tu es juste avec moi ?
    • Est-ce que je peux avoir mon propre avis sur ce sujet ?
    • Tu me demandes ou bien tu l’affirmes ?
    • Et en échange, qu’est-ce que je reçois ?
    • Tu crois vraiment que je... (reformule la demande du manipulateur) ... ?

    Le fait de poser ces questions te permet de lui faire face ; c’est comme si tu le faisais se regarder dans un miroir, cette personne verra son «reflet», la véritable nature de sa demande.

    Il existe malgré tout, un type particulier d’individus que ne t’écouteront toujours pas et qui plaideront constamment uniquement en leur faveur. Si c’est le cas, fais attention aux conseils suivants :

    Ne te presse pas !

    Une autre stratégie du manipulateur est de te forcer à répondre ou à agir immédiatement. Dans une situation où le temps presse, le plus facile est de te manipuler pour obtenir ce qu’il souhaite (dans des termes de ventes, on appelle ça «conclure l’accord»).

    Si tu sens que l’on te harcèle, ne te presse pas pour prendre une décision. Utilise le facteur temps en ta faveur, enlève-lui la possibilité de t’agacer. Tu garderas le contrôle de la situation juste en disant : «Je vais y réfléchir». Voici des mots très efficaces !

    Prends ton temps pour analyser les pour et les contre : détermine si tu veux continuer à discuter sur ce thème, ou si tu préfères opposer un «non» définitif.

    Apprends à dire «non»

    Savoir dire «non» est la partie la plus importante de la communication. Une négation claire te permet de garder ton positionnement et une bonne relation avec ton interlocuteur (si les intentions de ce dernier sont saines).

    Souviens-toi que tu as le droit d’établir des priorités, tu as le droit de dire «non», sans te sentir coupable. Tu as le droit de choisir ton propre chemin vers le bonheur.

    Parle lui des conséquences


    Pour répondre à une intrusion grossière dans ton espace personnel et au refus d’accepter ton «non», dis au manipulateur que ses actions peuvent avoir des conséquences.

    La capacité de pronostiquer et d’exposer de manière convaincante les résultats possibles est l’une des méthodes les plus efficaces de tronquer le jeu du manipulateur. Il sera dans une impasse qui l’obligera à changer son attitude vis-à-vis de toi, ou bien il mettra changera son fusil d’épaule et annulera tout simplement son plan en voyant que ça ne prend pas.

    Défends-toi des moqueries et des offenses


    Parfois les manipulateurs en arrivent à la moquerie ou aux offenses directes, car ils essayent de faire peur à leurs victimes ou de les faire souffrir. Le plus important est de se rappeler que ces personnes s’accrochent à ce qu’ils prennent pour un point faible. Si tu es passif et obéissant, tu seras une cible facile pour lui. Ce qui est curieux, c’est que dans la plupart des cas, ce genre de personnes sont, en réalité, des lâches : quand la victime commence à montrer son caractère, et à défendre ses droits, le manipulateur s’éloigne. Cette loi fonctionne dans tout type de société, que ce soit à l’école, au sein de la famille, ou même au bureau. Souviens-toi que ça ne vaut pas la peine de se disputer, reste calme et fais-en sorte que ta position soit claire.

    Les recherches démontrent que les personnes abusives ont été, ou sont elles-mêmes des victimes d’abus. Il est clair que cette condition ne justifie pas leur comportement, mais il est important d’y penser pour répondre à leurs actions avec sang froid et sans regret.


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